Kytionnaire : Lost Worlds

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Lost Worlds Fantasy Combat Book Games


Un jeu à base de livrets de combat de Alfred Leonardi, édité par Nova Games en 1983. Jouable en 10 minutes Par 2 joueurs ou plus.

Dans un monde médiéval fantastique, combattez un adversaire en choisissant exactement le coup que vous désirez lui porter et voyez le résultat sur son livret.

Principe



   Chaque joueur doit avoir son propre livret de combat qui contient 32 illustrations représentant le personnage qu'il a choisi d'incarner dans diverses postures: portant une attaque, bloquant un coup ou l'esquivant, recevant une blessure...
Chacun a aussi une fiche indiquant les coups qu'il peut faire avec, pour chacun de ces coups, un numéro de code à 2 chiffres.
La fiche est conservée par son propriétaire tandis que les livrets sont échangés.
Chaque joueur ouvre le livret adverse à la page 57 et voit l'autre combattant en garde. Sous l'illustration se trouve une première instruction à lire à l'adversaire (l'instruction de la page 57 est en général de ne faire que des actions à distance au prochain tour).
Chacun va donc passer la partie à essayer d'ôter des points de vie à l'adversaire sans que celui-ci ne puisse rendre la pareille. Celui qui chute à 0 ou moins tombe, inconscient. -5 ou en dessous signifie la mort.
Un coup est choisi sur la fiche en respectant les instructions données par l'adversaire (et, si possible, en essayant de deviner ce que va faire celui-là en fonction des restrictions qu'il aura reçu).
Chacun se rend ensuite au parchemin de bas de page indiqué par le code correspondant à l'action qu'il a décidé d'accomplir (cela marche très bien dans ce sens en diminuant les possibilités de changer son action au dernier moment en fonction du choix de l'adversaire -c.f. Les Warhammer Warriors pour savoir pourquoi j'écris cela).
Lorsque chaque joueur à repéré son parchemin, chacun annonce le code de l'action choisie et cherche, parmi les numéros inscrits sur son parchemin, celui que lui a donné l'adversaire. Derrière le tiret qui suit ce numéro se trouve le numéro de la page où il doit se rendre pour voir l'autre combattant, il l'espère, recevoir une blessure.
Chacun voit donc un instantané du personnage adverse.
Si sur la page se trouve écrit 'score' c'est qu'une blessure a été infligée (on ajoute au score le modificateur de l'attaque et si le total est positif on occasionne des dégats) sinon il suffit de lire la nouvelle instruction qui se trouve sous l'illustration pour continuer le combat. A ce niveau du jeu réside le seul petit soucis qui m'a forcé à faire des astérisques sur certains livrets, près de quelques numéros de page, car il arrivait parfois qu'on résolve une action sans s'apercevoir que l'instruction, en dessous, allait nous obliger à annuler toute la procédure. J'aurais préféré que ces signes indiquant qu'il fallait tenir compte de l'instruction avant toute chose soient présents de série.
On peut compter les points de vie restant à l'aide de pierres ou noter sur un bout de papier mais avec un tout petit peu d'habitude, on n'a même plus besoin de matériel autre que les livrets puisqu'en fait on n'a jamais trop de choses à retenir en même temps: points de vie (en permanence) et instructions, puis code du parchemin, puis page.

Avis



   Les instructions sont en anglais de base, du style 'do only green' ou 'do no red'. Même un enfant peut s'y retrouver rapidement quand il comprend qu'il n'y a que quelques noms de couleur à retenir et que 'next turn' signifie 'au prochain tour'.
On peut jouer au Lost Worlds en mode 'campagne' puisqu'un système de points d'expérience permet au vainqueur d'améliorer ses capacités. Les derniers personnages, à partir des 4 RuneSword et à l'instar du Fighter Mage qui en a bénéficié le premier, ont aussi vu l'apparition de cartes permettant d'apporter un peu d'imprévu dans la partie. Pour ma part, je préfère le jeu pur: les cartes compliquent un peu la gestion et diminuent le côté pratique du jeu qui permettait d'y jouer tranquillement assis dans un canapé ou au téléphone.
Certains personnages sont plus forts que d'autres - le troll des collines, le dragon - mais on peut compenser car il est possible de jouer à plusieurs contre un. Quelques personnages n'ont pas de coups spéciaux mais se défendent très bien quand même; ils sont idéaux pour les débutants: man in chainmail, woman in scale, barbarian, skeleton. Enfin certains sont graphiquement très en dessous de l'acceptable ce qui entame fort le plaisir de jouer avec: la Manticore et la Winged Gargoyle notamment, mais aussi le Bugbear, le Jester, le Zombie et Médusa qui ont été fait à la truelle graphique. Heureusement, Arne Starr et Brad Gorby ont réussi quelques merveilles qui ajoutent au plaisir du jeu, au point de regretter de ne pas pouvoir se combattre soi-même pour se voir en action (c'est en réalité possible si on a le livret en double mais ce n'est déjà pas évident de l'avoir en simple).
Evidemment, diront certains, il existe maintenant des jeux de combats en temps réel sur console. Mais dans ces jeux là, on n'a pas toujours le temps de réfléchir tant les doigts tripatouillent les touches à la recherche de la combo qui tue. Les Lost Worlds offrent, eux, l'art du combat lent et calculé, c'est du Matrix sans les millions de dollars en effets spéciaux. Encore faut-il dénicher les exemplaires que même les vendeurs ne se souviennent plus détenir... ou oser commander à Flying Buffalo , ce qui est finalement, après essai, assez rapide et pas vraiment très onéreux.

4 nouveaux Lost Worlds sont sortis, édités par 1% Inspiration Games. La plupart des nouveaux personnages sont des chimères. D'après les couvertures, la qualité des illustrations ne semble pas être au top (mais je peux me tromper).
Une multitude de filles japonaises sont sorties. Elles sont  de toute beauté et donnent envie de faire durer le combat pour voir tout l'éventail de leurs mouvements. La couverture est moins souple que pour les autres Lost Worlds et les intérieurs sont tout en couleur. Un luxe qui se paie tout de même dans les trois fois plus cher et qui impose de lire les caractères japonais ou de se référer à une traduction (fiches traduites par esglabs)... 
La série des Battlebooks est dérivée directement des Lost Worlds mais n'est hélas pas compatible avec eux.


Références

Voir les différents livrets existant.
Voir les autres fiches sur le même thème.

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