Kytionnaire : Battlebooks

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Battlebooks


Un jeu à base de livrets de combat de Alfred Leonardi et William Tucci, édité par Marvel interactive en 1998. Jouable en 10 minutes par 2 joueurs.

Dites à votre adversaire quelle grosse baffe lui a réservé votre super héros et, sur son livret de combat, vous verrez la tête qu'il fait.

Principe



   Pour avoir un descriptif de ce genre de jeu, veuillez lire la fiche sur les Lost Worlds car je me bornerai ici à donner les grandes différences entre les deux jeux.

Avis



  Tout d'abord, le matériel. Ce qui saute aux yeux dès l'ouverture d'un livret, c'est la couleur. Contrairement aux Lost Worlds, illustrés de personnages en noir et blanc, les Battlebooks sont entièrement colorés. Non seulement le personnage mais aussi le décor qui représente la rue où se passe le combat. On a même des effets de flou pour ajouter la profondeur.
Ensuite le graphisme. Finies les inégalités de style (avec les déceptions qui s'ensuivent). Ici, on est dans les comics, avec des dessinateurs qui savent faire rapidement, et toujours correctement, leurs personnages. Pas de mauvaise surprise donc, et une unité de style qui fait plaisir (surtout celle des filles).
Seul point négatif: le format 'comic' avec couvertures souples et papier fin qui pourraient ne pas résister longtemps à la moiteur des mains des valeureux combattants. Le papier des Lost Worlds ou le format des Warhammer Warriors sont mieux vus.
Les actions sont accompagnées des onomatopées qui vont bien et les personnages sont très taquins entre-eux (ils sont souvent accompagnés d'une bulle avec une gentillesse à l'adresse de celui qui lit).
La fiche de jeu présente un court historique du Super Héros et les coups disponibles. Ceux-ci ne sont pas toujours évident à visualiser si on ne maîtrise pas l'argot de la langue de Shakespeare, mais comme on sait que ça fera sûrement mal à l'adversaire on peut quand même utiliser sans crainte. Etre habitué aux Lost Worlds présente l'avantage de pouvoir se repérer par rapport au code couleur, ce qui se révèle très utile au début lorsqu'on ne fait pas bien la différence entre un pain, une mandale, une taloche et un gnon.
A la différence des Lost Worlds, il n'y a plus d'attaque à distance. Les Super Héros sont toujours en position de faire un peu ce qu'ils veulent. Cela fait moins de pages, un jeu un peu moins varié et surtout une incompatibilité totale avec l'ancêtre. Ceci est dommage car j'aurais bien aimé des combats inter-dimensionnels. Il me semble possible de créer une table de conversion mais je n'ai pas entrepris la chose pour l'instant.
Les Battlebooks, c'est du comic mais ce qui n'est pas drôle, c'est que, comme pour de nombreux ouvrages de ce genre, il y a eu un tirage limité. A l'époque de leur sortie, ils étaient déjà difficiles à dénicher: une boutique n'avait que quelques exemplaires et elle ne pouvait plus se réapprovisionner par la suite. Seule Darkchylde, à ma connaissance, avait eu l'honneur d'être commandée en nombre en France lorsque les boutiques ont réalisé que ça partait bien (en même temps, deux exemplaires, c'est presque normal que ça fasse une rupture de stock au bout d'un moment). Maintenant, trouver un livret de jeu est pratiquement impossible. Et comme il en faut au moins deux pour jouer l'entreprise relève du rêve ou du cauchemar, au choix.
Même lorsqu'on a pas mal de personnage de la collection, on peut regretter que la production se soit arrêtée avant de nous livrer les super vilains car faire combattre les super gentils entre eux, à l'entraînement, est un peu triste.
Enfin, on peut toujours penser que Wolverine pique une crise ou profiter de la sortie de Civil War...  


Références

Voir les différents livrets existant.
Voir les autres fiches sur le même thème.

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